Marcher droit, tourner en rond, d’Emmanuel Venet

Le monologue intérieur d’un passionné de scrabble et de catastrophes aériennes, qui présente ici son syndrome d’Asperger. Et sa vision sans concession sur le monde, en général.

Mais surtout sur chacun des membres de sa famille, en particulier.

Toutes ses pensées surgissent à l’occasion des funérailles de sa grand-mère, propices à un panégyrique subi ostensiblement éloigné de la réalité. Quelques touches d’humour grinçant, comme une porte qui grince un peu mécaniquement, sans arrêt, et qui fait de ce fait des bruits plutôt risibles. Bref, un style adapté au personnage, et une misogynie assez palpable du narrateur (laissons à l’auteur le bénéfice du doute…) qui illustre bien la citation de Freud choisie en exergue sur la question irrésolue de l’âme féminine.

Puisque tout au long de ce court roman, entre femmes vénales et femmes triviales, franchement, il n’y en a véritablement pas une pour rattraper l’autre.

(à part peut-être madame Violette, p.86.)

commères, compères : commentaires

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