Vélocipédie de cité

Aujourd’hui, un barouf matinal m’a avertie à travers la fenêtre ouverte qu’il y avait un passager dans le jardin. Vérification faite, j’en trouvais même deux : des hérissons, un clair et un foncé, se contaient fleurette au pied des rosiers.

La coïncidence manque d’autant moins de piquant que c’est précisément le jour où France Nature Environnement, au logo très hérissonné, propose d’accueillir Fiona, qui vient de parcourir presque mille kilomètres entre Paris et Toulouse avec un triporteur.

J’enfourche donc la bicyclette pour rallier Barrière de Paris, à une quinzaine de kilomètres de là. Disposant d’un sens de l’orientation aussi pourri que ma monture, je retrouve le groupe, ce qui relève du miracle, malgré ma demi-heure de retard, exaucé en cela par la bonne idée qu’iels ont eu de s’arrêter devant l’hôtel du département pour interpeller les élus qui ont bien voulu se prêter au jeu : un monsieur vice-président logement/environnement qui évoque les Métropoles barbares, un monsieur dont le costard ne m’avait pas préparé psychologiquement (effet de halo) à ce qu’il nous cause droit du végétal (…) et un monsieur pistes cyclables. Ça parle gravières, irrigation, aménagement du territoire et préparation de la ZFE. J’apprécie la qualité des questions, j’apprends des trucs grâce aux réponses.

Je suis ravie de retrouver quelques personnes d’Alternatiba croisées trois jours avant.

Puis on déambule, derrière triporteur et fanfare, jusque devant la maison de la citoyenneté à Saint-Cyprien. Les cyclistes que nous sommes sont alors accueillis par un élu de la Ville.

Il était élu depuis peu : peut-être que dans la majorité, ça s’est joué à la courte paille, ou au « dernier arrivé, premier servi », pour savoir qui allait se coltiner la bande des potes à Paulette, arrivés sur leurs bicyclettes, qui préviennent au dernier moment.

Puis on pique-nique en face de l’hôtel de région, qui a visiblement remis à plus tard l’accueil de la FNE.

Une après-midi de travail est ensuite animée par un membre de la Volte.

C’est passionnant, c’est respectueux, mais mon urgence climatique du jour, c’est d’éviter les grêlons, puisqu’à quoi ça sert d’avoir des supers météorologues si c’est pour risquer de se paumer (avec un sens de l’orientation aussi pourri que ma monture…) un soir de vigilance orange ? J’écourte, j’ai peur de l’orage, je pars donc comme une sauvage.

Sur le retour je repense à un plan chiffré, 50 millions d’euros pour 50 km de pistes cyclables, x2. Comment arriver à faire désirer la bascule afin qu’on réaffecte les voies au lieu de se saigner pour en faire des nouvelles, des saignées dans les paysages ? Jusqu’à quand accepter de crouler sous les gravats ?

J’y pense d’autant plus que vers les Ramassiers, entre les voies de voitures, les voies de bus et les pistes cyclables aller-retour de chaque côté, il y a tellement de bitume autour de moi, j’ai l’impression que je vais me faire doubler par un A320.

Mais la nature nous rattrape toujours. Une fois traversés les petits chemins arborés, une fois rangé le bolide à pédales, la soif tenaille, et y a-t-il alors quelque chose de plus agréable qu’une menthe à l’eau avec quelques glaçons ? Ça tombe bien, c’est le fruit d’une compétence récemment acquise : 600g de sucre, 600g d’eau, grosso modo 300 feuilles de menthe, faire bouillir 10 mn, filtrer, refroidir, siroter !

Alors, à qui le tour ?

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