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Pour la 2ème fois de ma vie, aujourd’hui, j’ai décidé de partir coller des affiches sur des espaces publics autorisés. Pour un mouvement citoyen.
Les affiches étaient prêtes. Ok, mon imprimante les avait parfois artistiquement délavées, ce qui pourrait faire dire aux mauvaises langues que le orange-rouge qui tire plutôt sur le rose est encore une manipulation machiavélique du PS. Je préfère y voir un espoir de vie en rose, un coucou à Piaf, les colibris, les canaris, tout ça.

Entre une décision de partir coller des affiches et son application, parfois, il y a comme un gap. Il me restait donc un fossé tapissé de doutes, de flemmes et de temps, à franchir d’un pas qui se serait voulu sautillant. C’est ainsi qu’au moment de partir, je me suis découverte en train de passer le balai, preuve que j’en étais vraiment réduite à des extrémités difficilement imaginables dans l’unique dessein inavoué de retarder la mise en application de ma propre décision.


Mais j’ai fini par y aller, et je n’ai pas tardé à cueillir de la joie au gré de mon trajet.
Parce qu’une promenade à vélo au soleil, c’est cool. Et l’avantage à se balader avec colle (=farine, eau, lichette de sucre) et pinceau, c’est doublement cool.

En effet, contrairement à l’affichage sur les réseaux sociaux, si quelqu’un vient ensuite taguer votre affiche, lui dire des trucs méchants, ou la recouvrir avec un concert de binious ou la prochaine truffade dans le patelin d’à côté, vous vous en cognez comme de votre première molaire, vu que vous êtes déjà rentrés chez vous.

Vous vous sentez léger, entre deux tours de pédales, bercé par l’agréable ignorance de combien vos collages auront de likes ou de retweets, entendez par là de gens IRL qui s’arrêteront pour y jeter un œil, voire plus si affinités. Aucun risque d’attente dopaminergique déçue. Vous pouvez imaginer sereinement des effets boule de neige, et les boules de neige, ça ne se trouve plus si facilement que ça sous les pattes des hérissons, alors profitons.


Surtout quand comble de bons présages, le hasard Fipesque vous a récemment glissé dans les esgourdes une bande-son aussi enjouée que parfaitement de circonstance.

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