« le beau langage, les idées qu’il faut, c’est tout ce que je vaux » : Goldman, ou comment l’appétit de gauche au sein de la société française est peut-être sous-estimé ?

Profitons du fait que l’iconique Jean-Jacques a 70 ans pour donner un aperçu des idées d’une des personnalités préférées des Français à six mois des présidentielles :

(et ça fait un petit contrepoint sur Mediapart, journal de gauche, qui parle ici et là de « délitement des gauches » ou « intégration de la défaite », sans de soucier de la fonction performative de son propre langage.)

C’est un tout petit monde
Fragile au creux de nos mains
Balançant ses secondes
Entre tellement et rien
Et partout la même histoire
De pouvoir à partager
Et si peu de mémoire
Du sang, des larmes versées
Et partout déteignent et règnent
Nouveaux rois sans philosophes
Le rock, le dollar, les antennes
Coca et kalachnikov (« Tout petit monde » / Entre gris clair et gris foncé)

Mais si la guerre éclate
Sur nos idées trop belles
Autant crever pour elles
Que ramper sans combattre

Y aura des jardins, d’l’amour et du pain
On s’donnera la main tous les moins que rien
Y aura du soleil sur nos fronts
Et du bonheur plein nos maisons
C’est une nouvelle ère, révolutionnaire (« Rouge »/ Rouge / Fredericks-Goldman-Jones)

Bercé d’humiliation, de haine et d’ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d’un torrent (« Né en 17″/ Fredericks Goldman Jones)

Fastoche speed ou calmant mais fast
Tout l’temps zappe le vide et l’angoisse (« Les Choses »/ Chansons pour les pieds)

Qu’est-ce que vous croyez
C’est partout pareil
Nos yeux, nos oreilles
Vaut mieux les fermer

Ici tout est dur
On aime les serrures
Pas les étrangers

Peurs contre peurs, nous sommes d’ici, elle est d’ailleurs
Peurs contre peurs, un jour elle est partie
Nous sommes restés nos peurs aussi (« Peurs » / Fredericks Goldman Jones)

Et de fait, il y a peu à réécrire pour qu’un de ses hymnes soit raccord avec le mouvement climat dans la jeunesse actuelle :

Il suffira d’un signe, un matin
Un matin ni tranquille, ni serein
Quelque chose d’infime, c’est certain
Rapport du Giec ultime, et qui craint

Reprisées nos guenilles de vauriens
Les fers à nos chevilles loin bien loin
Tu ris mais sois tranquille ce matin
On sait que rien ne brille dans leurs mains

Regarde ma vie tu la vois face à face
Dis-moi ton avis que veux-tu que j’y fasse
Nous n’avons plus que ça au bout de notre impasse
Le moment est là, on va changer de place

Il suffira d’un signe, un matin
Ce matin ni tranquille ni serein
Quelque chose d’infime, c’est certain
Jeunes qui se mutinent pour leur bien

Le béton qui rutile, des lapins
Nos achats inutiles au lointain
Nous ferons de nos grilles des chemins
Nous changerons nos villes en jardins

Moins d’import de vanille, ou de vin
Au détriment des villes du lointain
Plus de faim de fatigue… Un destin
La vie des gars des filles pour chemin

Reprisées nos guenilles de vauriens
Les fers à nos chevilles loin bien loin
Tu ris mais sois tranquille ce matin
On sait que rien ne brille dans nos mains

L’acier qui nous mutile, du satin
Nos blessures inutiles au lointain
Nous ferons de nos grilles des chemins
Nous changerons nos villes en jardins

(Bon ben ya plus qu’à !)

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