Alerte sur la montée des… « Sea, sex and sun !

… le soleil au zénith… »

Vous trouvez plutôt que l’atmosphère vire au crépusculaire ? Pour éviter que l’automne nous rende atones, j’ai le plaisir de vous faire (re)découvrir quatre garçons dans le vent dans la tempête, qui me donnent encore envie d’avoir envie.

1/ Et j’ai crié, crié… Christophe !

Christophe Cassou est un des experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Depuis son poste de chercheur physicien du climat au CERFACS, ce « Cassouman40 » sur twitter alerte, alerte, pour qu’on revienne sur terre. Bonne nouvelle, son doux visage ne disparaît pas dans cet orage, puisque Le Point vient de sortir un vrai dossier sur le climat, entre deux pubs pour du luxe, qui démarre sur ses propos. Spoiler alert : le mur est là, le virage est raide, et il va bien falloir tourner le guidon pour descendre la pente. Et si même le magazine de François Pinault se met à relayer des propos de physicien, c’est que ses milliards ne suffisent plus à occulter la première préoccupations de Français (depuis bientôt deux ans selon cet article.)

2/ Une fois qu’on a bien compris ce que raconte Christophe, les milliers de scientifiques avec lui, et surtout ce que ça implique, on peut aller voir Gildas, qui a lancé Résistance climatique, à défaut d’avoir un prénom qui pousse à la chansonnette.

Gildas Véret est ingénieur des Mines, comme le PDG de Total. Sauf que lui, initié par sa dame Claire, il a préféré devenir permaculteur, formateur, sorte de lanceur d’alerte des bois. Sa marotte ? Faciliter la nécessaire et drastique réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, il donne des ordres de grandeurs et plein de pistes dans l’accessible ouvrage Sauvons le climat ! (préfacé par Jean Jouzel, le paléoclimatologue qui soutient la Primaire populaire, j’dis ça j’dis rien…)

Spoiler alert : c’est chaud. Le climat, mais aussi descendre en dessous de 2 tonnes/habitant/an. Mais c’est faisable.

Raison de plus pour se serrer les coudes, et se rappeler avec Gildas que le pouvoir d’achat n’est qu’une « incroyable manipulation » pour que les désirs de classes populaires s’alignent pile poil sur ceux des riches ultralibéraux, au bénéfice provisoire de ces derniers bien sûr, et au détriment de l’espèce.

3/ Et c’est qui qui est aussi devenu permaculteur mais pas que ?

Cédric Ringenbach. Sur le blog abandonné de cet ancien de Centrale Nantes, on peut lire l’admirable slogan « Foutu pour foutu, tentons le tout pour le tout »

Ce qu’il en a fait : la Fresque du climat, très bon levier d’éducation populaire. On peut tous et toutes y trouver notre place, là-dedans. J’en ai animé deux, j’en procrastine 25 : si deux personnes qui me lisent font pareil, ça sera déjà plus que rien. Tâcher de comprendre, c’est déjà agir, c’est reprendre la main, appréhender les choses. Avec la possibilité de coupler la Fresque avec des outils issus d’un lien cité plus haut : inventons nos vies bas carbone.

Il y a des Fresqueuses, et il y a des Shifteurs : Cédric R. a également dirigé le Shift project, le think tank qui étudie comment décarboner à peu près tout ce qui nous entoure, ce qui n’est là encore pas une mince ambition. Aujourd’hui c’est Oilman, alias Mathieu Auzanneau, qui en a pris la tête et qui explique avec une parfaite simplicité ce qui nous arrive par ailleurs.

4/ Et c’est qui qui a fondé le Shift project ?

Jean-Marc Jancovici. Polytechnicien, co-fondateur de Carbone 4 pour influer sur les entreprises-Goliaths en leur vendant des bilans carbone, et vulgarisateur hors pair dans des vidéos aux centaines de milliers de vues. Il met toute son énergie (quelques centaines de calories) dans notre désintoxication aux énergies (quelques milliers de térawatts). En cela, il aurait quand même vachement mieux fait de s’appeler David.

Dernier coup de fronde en date : une BD, Le monde sans fin, avec Christophe Blain, dont voici la première planche proposée par L’Express. BD d’humour selon BDfugue, et ils ont bien raison : Janco, il a le pragmatisme joyeux, et c’est pas le cadet de ses talents.

On va le retrouver dans Une fois que tu sais d’Emmanuel Cappellin, déjà plus de trente sélections en festivals internationaux, mais moins de 10 séances en France si on se fie à Allociné. Contactez vos cinémas locaux, on sait jamais !*

Vous constaterez que ce billet contient des idées de cadeaux de Noël.

Et qu’il appelle à corps et à cris un équivalent au féminin, que je ne suis pas encore en capacité de faire, mais pour lequel je suis certaine que les personnes ressources inspirantes, discrètes et efficaces, ne manquent pas !

Vous me mettez des noms en commentaires ?

* j’ai eu droit à cette réponse super rapide du cinéma : « Notre programmation est déjà très chargée dans les semaines à venir et pour l’instant ce film n’est pas prévu. Mais si nous voyons une possibilité de le diffuser nous envisagerons de le programmer. »

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