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Cigognes & Compagnie / Nicolas Stoller et Doug Sweetland

Film d’animation compatible gamin de 5 ans, même si on a davantage ri que lui, mais il était happé quand même.
Mes points négatifs :
– Bon grosso modo dans tout le film, si t’es une fille, tu fais un peu chier quand même, d’ailleurs une petite sœur c’est moins bien qu’un petit frère sauf si c’est une ninja, rajoutons à cela quelques variations drôles mais un poil urticantes autour du supposé instinct maternel, tout ça, pour bien faire passer le tradi en douceur.
– Les enfants sont par principe considérés comme des trucs cools (littéralement d’ailleurs : des trucs, et puis cools), avec la famille blabla comme composante essentielle blabla de l’épanouissement etc.
Mais bon on est un peu chez des cigognes, donc on pardonne.
– Un rythme endiablé.
Mes points positifs :
– Un rythme endiablé
– Plein d’inventions inattendues
– Des rebondissements farfelus
– Et quelques jolies trouvailles et de l’humour dans les dialogues.


Une petite parenthèse dans laquelle il serait dommage de bouder son plaisir.

Promised land / Gus Van Sant (2012)

Matt Damon joue ici le rôle du négociateur qui va tenter de convaincre des gens qui n’ont pas trop de moyen de péter à coups de fractures ouvertes leur petit bassin vivrier pour en laisser s’échapper un gigantesque prout de schiste. Sa collègue dans cette aventure, sur le tournage et dans le scénar, est un personnage très bien campé par Frances Louise McDormand.

L’immersion dans le quotidien de cette contrée américaine est tout aussi réussie que le twist quasi final, qui laisse un goût cacaoté, entre l’amertume des cynismes systémiques et le sublime de la possibilité à peine esquissée des résistances collectives.

La Belle Verte de Coline Serreau

Un film de 1996, conseillé par un lecteur ou une lectrice de la médiathèque, qui a dû apprécier le fait que quand même, les thèmes abordés n’avaient pas franchement vieilli.

Navigant entre new age et décal age, danse et décadence, humour et curiosité, cet ovni qui envoie une extraterrestre découvrir Paris est aussi libre et musclé que les trapézistes qui le traversent. Bon forcément, comme dans tout film un brin militant, il y a quelques sources d’agacement de-ci delà, mais pas de quoi bouder son plaisir.

Il peut même donner envie de faire un peu de gainage, tiens. Ou un peu de balançoire, à défaut.

Prendre un peu d’élan, quoi.

J’y ai retrouvé avec plaisir la scène du rétroviseur, par Vincent Lindon, entendue récemment à la radio en ouverture d’un « CO2 mon amour » de Denis Cheissoux.

Et me suis rappelé avoir été touchée, par la même Coline Serreau et le même Vincent Lindon, avec le film Chaos.